L'Association

Semaine de la réhabilitation sociale

La réhabilitation sociale est le meilleur moyen de protéger nos communautés de la criminalité à long terme. Pourquoi et comment ? C’est exactement pour répondre à ces questions que l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) a décidé de créer la Semaine de la réhabilitation sociale qui a lieu du 15 au 18 octobre cette année.

Au cours de cette Semaine, les 65 organismes membres de l’ASRSQ qui donnent des services à plus de 35 000 personnes judiciarisées par année au Québec, vont organiser une vingtaine d’évènements à travers la province pour démystifier la réhabilitation sociale dans leurs communautés. Ce sont des journées porte ouverte, du bénévolat, des conférences, des débats, des expositions d’art visuel, de la formation et des activités sociales qui auront eu lieu tout au long de cette Semaine. La Semaine se terminera par la cinquième édition du Cabaret de la Seconde Chance qui aura lieu le vendredi 18 octobre au National à Montréal.

Plus de 90% des personnes incarcérées vont éventuellement finir leur sentence et sortiront d’un établissement de détention. Avec quel type de support et d’encadrement ces personnes devraient-elles réintégrer nos communautés et devenir nos voisins ?

Dans notre imaginaire collectif, la prison ou la police sont souvent les institutions associées à notre sécurité et avec raison. Mais, les maisons de transitions, les services d’employabilité spécialisés, les programmes de travaux compensatoires, les services en santé mentale, en dépendance, en justice réparatrice ou en traitement de la délinquance sexuelle contribuent à éviter des récidives en réhabilitant les personnes judiciarisées. Ce sont aussi des maillons indispensables à la sécurité de nos communautés. La Semaine de la réhabilitation sociale permet de célébrer leur travail qui est souvent fait dans l’ombre.

Selon l’ASRSQ, réhabiliter pleinement une personne contrevenante, c’est agir à la fois sur les dimensions sociale, communautaire et personnelle de sa condition humaine.

  La réhabilitation poursuit alors trois objectifs :

  • la réintégration sociocommunautaire (par le biais de programmes spécialisés en hébergement, employabilité, dépendance, s’assurer du respect des conditions de remise en liberté, etc.)
  • le développement personnel (par le biais de programmes spécialisés favorisant le développement d’habiletés sociales, parentales, etc.)
  • la réconciliation (par le biais de programme en justice réparatrice par exemple)

Les échecs de la réhabilitation sociale sont souvent soulignés à grands traits et nos succès très modestement célébrés. Et pour cause ! Quand nous réussissons notre travail, ces personnes reprennent leur place, travaillent, contribuent au développement de leurs communautés et ne souhaitent plus s’afficher publiquement. Nous connaissons l’impact que nous avons dans nos communautés, et nous savons que la plupart des personnes qui bénéficient de nos services ne retourneront pas en détention.

 Le programme complet des événements organisés durant la Semaine est disponible sur notre page Facebook.

Nous vous invitons également à partager et à commenter en utilisant le hashtag #semaineréhab.

La réhabilitation sociale des personnes judiciarisées est l’affaire de tous les citoyens-nes, c’est un enjeu de société et de vivre-ensemble.