Notre histoire
1949 - 1950
Mise sur pied du regroupement
La mise sur pied d’un tel regroupement de services spécialisés dans le domaine de l’intervention auprès de la clientèle judiciarisée adulte est intervenue à la suite du développement d’agences de services sociaux d’abord constituées comme œuvres de charité pour se «professionnaliser» durant les années 40 et 50.
1959
Création de la Commission nationale des libérations conditionnelles
En 1959, l’adoption d’une loi met en place la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) et les règles régissant l’octroi de libérations conditionnelles. Dans cette foulée, les agences spécialisées qui formeront l’ASRSQ joueront un rôle primordial afin de concrétiser un des aspects de la nouvelle vision sociale de la délinquance, soit celui de l’importance de la réinsertion sociale des personnes détenues.
1962
Fondation de l’organisme
L’Association des services de réhabi- litation sociale (ASRS) est fondé en 1962 grâce à l’initiative de quatre agences d’assistance postpénales : la Société d’orientation et de réhabilitation sociale (Montréal), la Société John Howard du Québec (Montréal), le Service de réadaptation sociale (Québec) et la Catholic Family Rehabilitation Services (Montréal).
Elle a été créée en vue de «grouper dans la province de Québec les services sociaux génériques et/ou spécialisés intéressés à la réadaptation sociale du prisonnier et du délinquant des deux sexes».
1960 - 1970
Période d'effervescence et d'expansion
Les années 60 et 70 auront été une période d’effervescence et d’expansion dans le domaine de la justice pénale et des services correctionnels en particulier. Le baby-boom aura – comme dans d’autres secteurs d’activité humaine – provoqué une explosion du nombre de personnes se retrouvant devant les tribunaux et dans les systèmes correctionnels.
Ce phénomène, ainsi que l’utilisation grandissante de mesures de réinsertion sociale des personnes délinquantes, ont mené au développement, durant les années 70, de centres d’hébergement situés dans la communauté et gérés par des citoyens issus de ces dernières, connus sous le vocable de centres résidentiels communautaires (CRC) ou maisons de transition.
1978
Évolution de l’organisme
Le fonctionnement interne de l’ASRS doit lui aussi évoluer afin de rencontrer de nouvelles demandes de service et de nouveaux défis. C’est ainsi que, d’un secrétariat temporaire constitué d’administrateurs bénévoles, on passe en octobre 1978 à un secrétariat permanent composé de deux employés : un directeur général, M. Reneault Tremblay, et une secrétaire à temps partiel.
Durant cette période, l’ASRS négocie au nom de ses membres son premier contrat avec le gouvernement fédéral. Il comprend des clauses monétaires et des annexes qui définissent les procédures relatives à l’évaluation communautaire et les normes de surveillance. Cette négociation se concrétise par la signature d’un contrat de service pour 25 de ses organismes appelés à cette époque «agences sociales».
1978
La philosophie de l'ASRSQ
À la fin des années 70, l’ASRS forme un comité dont les travaux débouchent sur la formulation d’un énoncé de philosophie axé sur les besoins, le rôle et l’apport de la communauté.
Cinq caractéristiques sont alors énoncées pour servir de guide à l’Association (voir le document ci-dessous).
1982
Le « Partnership »
L’Association et ses membres adoptent en mars 1982 un énoncé de principes intitulé «Le Partnership». Il s’agit d’un «accord entre l’État et le secteur communautaire au niveau de la conception des politiques et orientations générales, de la planification des programmes, de l’évaluation du fonctionnement et des résultats obtenus».
1989
Un nouveau nom pour le regroupement
Le regroupement, connu d’abord sous le vocable d’Association des services de réhabilitation sociale (ASRS), devient l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) en 1989 en adoptant une charte fédérale.
Ce changement permet de consolider la position de l’organisme en tant qu’association nationale du secteur volontaire au Canada.
2000 à aujourd'hui
Depuis les années 2000
L’ASRSQ poursuit la prestation de services à ses membres et la consolidation de sa position sur l’échiquier politique, tant au niveau provincial que fédéral. Outre la création de son site internet, les communications internes et externes sont renforcées.
De plus, un programme de formation adapté aux besoins des intervenants et des gestionnaires du réseau communautaire est mis en place.
2006
Accroissement des collaborations
et des comités
Depuis le début des années 2000, l’ASRSQ s’intéresse particulièrement à la question du casier judiciaire. En 2006, l’Association a amorcé une collaboration avec le Comité consultatif pour une clientèle judiciarisée adulte (CCCJA) visant la sensibilisation aux impacts du casier judiciaire et a créé différents outils en lien avec cette problématique.
Une révision de ses principes de gouvernance ainsi que l’élaboration d’un nouveau code éthique fusionnant des anciens documents viennent actualiser son action. L’accroissement des comités de travail conjoint avec différents partenaires institutionnels dont notamment les services correctionnels provinciaux et fédéraux et les commissions de libérations conditionnelles positionnent l’ASRSQ comme le porte-voix du réseau communautaire.
2007
Loi sur le système correctionnel
du Québec
L’entrée en vigueur de la Loi sur le système correctionnel du Québec en février 2007 consacre le fait que les organismes communautaires actifs en matière de justice pénale sont dorénavant reconnus par la loi comme partenaires à part entière des institutions publiques du Québec.
2015
Diversification des activités
À partir des années 2015, l’Association accroit ses activités de liaison notamment dans les établissements de détention fédéraux et poursuit son développement notamment en encadrant différents projets-pilotes et en diversifiant ses activités.
C’est ainsi en 2015 qu’à lieu le premier Cabaret de la Seconde Chance, un spectacle multidisciplinaire ayant pour objectif de sensibiliser, réduire les préjugés et à réaffirmer l’importance de la réintégration sociale et communautaire des contrevenants ainsi que l’implication de la communauté dans ce processus. En 2018, L’ASRSQ lance la Semaine de la réhabilitation sociale, une occasion de sensibiliser la population sur la réhabilitation sociale des personnes judiciarisées et souligner le travail exceptionnel des organismes voués à leur réintégration sociale.
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Pour en savoir plus
Pour des éléments d’histoire plus détaillés à propos de l’Association, consultez le document Le risque du communautaire (1992).