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Semaine nationale de la réhabilitation sociale 2026 – Pas de murs plus hauts, mais des liens plus solides

12 octobre 2026

Anne-Ophélie Robillard, directrice générale de l’ASRSQ

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L’Association des services de réhabilitation sociale du Québec invite les Québécoises et les Québécois à participer à la Semaine nationale de la réhabilitation sociale, qui a lieu jusqu’à ce vendredi 16 octobre.

Reconnue par l’Assemblée nationale et la Ville de Montréal, cette Semaine souligne l’importance du travail de réintégration sociale comme facteur essentiel pour notre sécurité publique. C’est l’occasion de sensibiliser la population quant à la possibilité d’offrir, en tant que citoyens, voisins, employeurs, propriétaires ou collègues, une deuxième chance à des personnes qui, souvent, n’en ont jamais eu.

Au regard du contexte politique et social actuel, marqué par l’élection d’un gouvernement minoritaire du Parti Québécois et par une importante mobilisation du milieu communautaire, cette Semaine revêt une importance stratégique cruciale. En fait, les derniers mois ont été marqués par des inquiétudes grandissantes face aux compressions administratives et budgétaires au ministère de la Sécurité publique.

« La réinsertion sociale est directement liée à notre sécurité publique à long terme. En ce sens, nous invitons le nouveau gouvernement du Québec à faire preuve de collaboration avec le milieu et à s’émanciper d’une gestion strictement comptable de la criminalité : la réhabilitation repose sur un réseau d’organismes qui nécessitent un rehaussement urgent de leur financement pour éviter des bris de services auprès des personnes judiciarisées », affirme Anne-Ophélie Robillard, directrice générale de l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ).

L’ASRSQ rappelle que les besoins de la clientèle se complexifient de plus en plus et que les services de transition (logement, employabilité, thérapies) sont des remparts bien plus efficaces que le tout-carcéral. Les organismes qui travaillent chaque jour à la réintégration sociale et professionnelle d’ancien·nes détenu·es font toute la différence dans leur réhabilitation, dans la réduction du risque de récidive et dans la protection de nos communautés.

« Chaque jour, aux quatre coins du Québec, des milliers de gestes anonymes mais cruciaux redessinent la trajectoire de vies brisées : une intervenante qui accueille un homme à sa sortie de détention, un appel crucial pour restituer des papiers d’identité (clé de voûte de toute réinsertion), ou encore un premier chèque de paie célébré après dix ans d’exclusion. Bien que ces victoires quotidiennes ne fassent jamais les grands titres, elles resserrent la visse sur la sécurité de nos communautés » de poursuivre, Mme Robillard.

Cette sécurité ne repose pas sur la force, mais sur le travail patient et répété des organismes communautaires qui agissent comme les nœuds indissociables d’un filet social. Ancrés localement, ces acteurs sont assez proches pour voir une personne glisser et assez souples pour s’y adapter.

 

Les activités de la semaine partout au Québec

Dans le cadre de cette Semaine, plusieurs organismes membres de l’ASRSQ se mobilisent partout au Québec pour mettre en avant le talent et la réussite de personnes judiciarisées et rappeler que ce sont des êtres humains à part entière. Nous soulignons notamment les événements suivants :

  • 16 octobre: La 12e édition du Cabaret de la Seconde Chance, combinant artistes professionnels, intervenants et personnes ayant eu des démêlés avec la justice, aura lieu ce vendredi au Théâtre le Gesù, à Montréal. Cette soirée est organisée chaque année par l’ASRSQ.
  • 12 octobre : Relais Famille, à Montréal, annoncera le lancement du guide « S.O.S. Familles », qui compile les informations et les ressources essentielles pour mieux comprendre le système judiciaire et carcéral au Québec.
  • 12 au 16 octobre : Projet « Le mur des parcours et des possibles » par l’organisme ADHARA afin de mettre en lumière les forces, les capacités et les possibilités des personnes accompagnées en réhabilitation sociale.
  • 12 au 16 octobre : Présentation dans le cadre d’un cours de pénologie à l’Université de Montréal par l’organisme Transition Centre-Sud au sujet du fonctionnement de la surveillance de l’emprisonnement avec sursis et de l’importance de ce rôle dans la réhabilitation sociale des personnes judiciarisées.
  • Les Services d’aide en prévention de la criminalité (SAPC) tiendront des activités publiques dans différentes régions du Québec:
    • 12 au 16 octobre : Atelier « aROCHEmoiunSOURIRE » voué à diffuser un message d’espoir, de bienveillance et une meilleure compréhension de la réinsertion sociale.
    • 14 octobre : Les directions du PAJIC et du Suivi communautaire offriront une activité portes ouvertes dans leurs locaux à Drummondville.
    • 14 octobre : À la Bibliothèque Éva-Senécal de Sherbrooke, se tiendra un événement unique où il sera possible d’aller à la rencontre d’ancien·nes détenu·es et d’écouter des histoires de réinsertion touchantes.
  • 14 et 15 octobre : Colloque « (In)visibilité des femmes judiciarisées : regards sur des enjeux contemporains » organisé par la Société Elizabeth Fry du Québec (SEFQ) à Montréal, sur les enjeux contemporains vécus par les femmes judiciarisées.
  • 15 octobre : Vernissage de l’exposition « Artis Judiciali » au Théâtre Périscope à Québec, organisée annuellement par l’organisme Alter Justice.
  • 15 octobre : 9e Gala Réhab organisé par Réhabex, à Gatineau, avec la participation de Jérémy Therrien et de l’humoriste Louis Girard-Bock.
  • 15 octobre : Retraite urbaine « Le yoga thérapeutique, vecteur de réhabilitation sociale et nouveau souffle », organisée par Via Travail Inc. à Montréal.
  • 19 octobre : Projection du documentaire « Quand punir ne suffit pas », à Amos, par le Centre Résidentiel Communautaire ATNQ et SATAS.
  • 21 octobre : Participation de l’équipe du SAPC à la Guignolée des quartiers pour récolter des denrées auprès des habitants de Sherbrooke.

 

À propos de l’ASRSQ

L’ASRSQ regroupe plus de 70 organismes communautaires à but non lucratif œuvrant auprès de personnes ayant des démêlés avec la justice. Parmi ces organismes travaillant à la promotion de la prévention du crime par le développement social, on retrouve des maisons de transition, des services d’employabilité, des organismes de suivi et d’accompagnement, des services spécialisés en délinquance sexuelle, en santé mentale et en toxicomanie, des programmes de travaux compensatoires, etc. L’ASRSQ supporte et encourage la participation des citoyens dans la prise en charge des problèmes reliés à la justice. www.asrsq.ca